30 jours de musique

Sur Twitter, j’ai vu passé une photo où pendant 30 jours tu postes une chanson selon un thème. Je me connais, je ne vais pas y penser chaque jour. Donc j’ai décidé de bloguer à ce sujet. Comme ça tu verras l’étendue du désastre de mes goûts musicaux!

Media preview

Voilà le challenge :

1 : Chris Isaak Blue Hotel. (belle gueule, belle voix, beau clip)

2 : Missy Elliot One minut man (le vrai meouw power)

3 : Earth Wind and fire September (oui je sais c’est paradoxal avec le titre)

4 : R. Kelly I believe I can fly (Après ma première grosse rupture, j’ai choisi exprès cette chanson. L’intro me rappelle exactement le lieu, les sensations, tout)

5 : Led Zeppelin Rock’n’Roll (cette chanson me rend dingue!)

6 : Janet Jackson Love will never do (without you) . Depuis 1990 cette chanson me suit et me fait danser à chaque fois. Le clip est un pur joyau!

7 : Jean Jacques Goldman Elle a fait un bébé toute seule. Spéciale dédicace à mon père avec qui j’ai du écouter 500 fois cette chanson pendant nos trajets, en tapant en rythme!

8 : Nirvana Lithium Ce n’est pas tant les paroles, mais Kurt a qui je pense quand on me dit drogue et musique. Cette chanson reste au panthéon pour moi. Rien est à jeter!

9 : Quincy Jones Soul bossa Nova. La chanson qui me fait remuer du popotin depuis plus de 20 ans (and still couting)

10 : Smashing Pumpkins Mellon Collie and the Infinite Sadness C’est plus une énorme mélancolie qui me saisit les tripes dès les premières notes. De tout ce que j’ai vécu, de ce qu’il faut laisser en chemin…

11 : Stevie Wonder Superstition. Que je suis heureuse d’avoir cette artiste dans ma vie… Que je suis heureuse qu’il ait été autant prolifique. Que je dois me dépêcher de le voir sur scène…

12 : Madonna Who’s that girl : souvenir tenace de danse et copiage de look de cette chanson. J’avais 10 ans… Et j’en sourie toujours!

13 : Michael Jackson Rock with you. J’ai tellement eu du mal à choisir un artiste des années 70, que du coup j’ai pris celui qui a explosé mondialement dans les 80 🙂

14 : Tom Jones It’s not unsual. Soyons fou, mettons la chanson qui est mon guilty pleasure depuis 20 ans!

15 : Muse Can’t take my eyes off you. Cette cover est juste une pure perle!!!

16 : Puccini Nessum Dorma. Là aussi le choix fut ardu. Mais Puccini est l’un de mes compositeurs favoris. Et ce morceau a une puissance en soi…

17 : Wham Everything she wants. Ce n’est pas un duo certes. Mais je ne peux pas faire les aiguës de Georges, donc…

18 : Eddy Mitchell La dernière séance. Parue en 77, elle a été un tube en 78. C’est un signe vu ma passion pour les films….

19 : Etienne Daho Le premier jour (du reste de ta vie) une chanson que j’aurai pu écrire si j’avais le talent… Chaque mot est si vrai, chaque phrase est à réfléchir.

20 : Radiohead Karma Police. Des pages de ma vie sont reliées à cette chanson. Cette voix inimitable qui me tape au creux du ventre. La douce folie des paroles. Hâte qu’elle continue à marquer ma vie.

21 : The Beatles Lucy in the sky with diamonds. Sans hésitation. Tout l’album me rend dingue. J’aime tellement l’atmosphère, le changement de rythme…

22 : Notorius BIG : Hypnotize. Elle fonctionne à merveille en ce moment. L’envie de manger la vie est pour moi dans ce son…Allez comprendre, j’étais Tupac à l’époque!

23 : Otis Redding (Sittin’ on) the dock of the bay. Assieds toi, montes le son. T’es d’accord que ça apaise. Si chacun avait ces quelques instants de recul…

24 : Guns N’ Roses Paradise City . Je ne considère pas leur tournée comme un groupe encore ensemble. J’aurais tellement aimé que ce groupe avec leurs différentes personnalités aient pu continuer à créer ensemble… Cette chanson c’est tout moi aussi!

25 : David Bowie Life on Mars. Je ne peux toujours pas écouter cette chanson sans avoir les larmes aux yeux. Te dire que je n’ai toujours pas digéré sa pirouette il y a un an…

26 : Boyz II Men on bended knees : étant amoureuse de la chanson, si je rencontre un type qui l’écoute l’air de rien, forcément…. Mais tu vois j’y crois peu vu l’impact et la connotation de la chanson. Quel mec écoute Boyz II Men anyway!

27 : Simon and Garfunkel Silent night and 7’o clock news. Le parallèle entre les paroles angélique et les news sur la guerre du Vietnam que l’on peut transposer sur n’importe quel conflit me fait toujours autant froid dans le dos….

28 : Franck Sinatra I’ve got you under my skin (regardes vraiment ce live si tu veux comprendre). Si je dois retenir une voix que je reconnais à la seconde, c’est la sienne. Et aussi car avec lui c’est le Rat Pack, la mafia tout un univers que j’adore!

29 : Sandra Everlasting love. Si je ne t’ai pas déniché une vieille pépite de mon enfance là! 45 tours usé jusqu’à la corde, chorégraphie de dingue inventée. Il faut savoir que j’ai une passion pour cette chanson que j’ai décliné pour chaque décennie!

30 : Marvin Gaye & Tammy Terrell Ain’t no montain high enough. Si tu dois te souvenir de moi, fais le sur cette chanson!

Le manque

Sentiment de vide. D’écho dans le vide. De souvenirs tendres devenus amers. Des larmes qui roulent quand l’acte de pleurer te fait mal physiquement.

Le manque dont tu dois faire le deuil. Sensation d’injustice. S’en vouloir. A tort ou à raison.

Le manque que l’on t’impose, égoïstement ou non. Souvent car on a pas réfléchi aux conséquences.

Le manque qui, par effet miroir, te renvoie aux autres manques qui se sont accumulés, créés par d’autres circonstances.

Pleur, colère, compréhension, combler le vide… Rien ne remplace jamais complètement le manque.

Chers enfants croisés le long de mon chemin de vie, vous me manquez.

Défi Goncourt la suite et fin

Je suis assez fière de moi! J’ai réussi le défi de lire 16 romans, que je n’aurais surement pas feuilleté si je n’avais accepté le challenge de Dame Sophie et Wonder Naddie sur Twitter! J’ai beaucoup voyagé depuis 2 mois, j’ai plongée dans la folie douce ou carrément violente. J’ai effleuré des sujets au gré des mots des auteurs. Pas toujours facile, je me suis même parfois encouragée pour reprendre mes lecture. Voici mes avis sur les 8 derniers livres qui composaient la liste des pré sélectionnés du mois de septembre.

8 : L’autre qu’on adorait de C. Cusset

résumé

Roman bien rythmé, j’ai aimé le ton un peu inhabituel pour moi de la seconde personne du singulier. J’ai aimé le parcours de cet homme, de retrouver l’univers des fac américaines. Une bonne surprise.

9 : Tropique de la violence de N. Appanah

résumé

Livre qui m’a permis de réaliser que finalement je ne connaissais pas ou peu les problèmes des îles françaises. Récit court, violent, coup de poing. Même si certains angles de lecture m’ont laissées un peu songeuse, ce roman ne m’a pas laissée indifférente tant le réalisme est là.

10 : Ma part de gaulois de M. Cherfi

résumé

J’étais très impatiente de lire ce livre. J’aime beaucoup Zebda et j’étais curieuse de découvrir une partie de leur genèse. Roman autobio, il nous rappelle combien dés le départ les dés ont été pipés pour cette fameuse intégration du début des années 80. J’ai aimé le style parfois abrupt, très littéraire. Cette part de gaulois nous l’avons tous, mais est ce qu’elle nous fait autant réfléchir….

11 : Continuer de L. Mauvignier

résumé

Joli roman sur les liens parents – enfants. Sur les incompréhensions, sur la découverte de soi. Très bien écrit, ce livre nous emmène loin pour finalement nous recentrer sur le nous. Jolie découverte.

12 : Babylone de Yasmina Reza

résumé

Déroutant. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit quand je repense à ce livre. Haché. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, donc j’ai lu ce livre en continuant à me dire « mais non? ». Histoire bancale qui ne me laisse pas un souvenir impérissable.

13 : L’insouciance de K. Tuil

résumé

Alors que la plupart des retours que je vois passer ça et là se gargarise avec ce roman, j’avais des à priori en commençant . Malheureusement ils ont été confirmés. J’ai rarement autant peiné à finir un livre, ne souhaitant pas abandonner dans ce défi. Pourtant entre l’intrigue cousue de fil blanc, l’utilisation de 10 mots quand 3 suffisent, tout est fait pour décourager le lecteur confirmé. Ma victoire a été de le finir. Je vous invite à ne pas le commencer….

14 : Cannibales de R. Jauffret

résumé

Au bout de 30 pages, j’avais compris que l’auteur a une image bien dégradée et dégradante de la femme. Soit il voulait provoquer (loupé), soit il ne connait pas ses congénères (dommage). En tout cas, on a là un thème que j’aime beaucoup l’épistolaire gâché par un style pompeux. Je pense que même l’auteur s’est laissé prendre à son cannibalisme…

15 : Petit pays de G. Faye

résumé

J’ai beaucoup aimé ce roman. Que ce soit le style, l’histoire j’ai aimé le dépaysement. Une plongée dans les massacres du Rwanda sous l’œil de l’enfant est très bien amené… Peut être parfois quelques raccourcis facile, mais ça m’a convenue moi qui redoute habituellement ce genre d’ouvrages.

16 : L’enfant qui mesurait le monde de A. Metin

résumé

Un très joli roman poétique sur une petite île grecque face à des enjeux actuels. 3 beaux personnages attachants. J’ai été ravie de finir ce défi sur cette jolie histoire. Dire que je pensais m’ennuyer. Voilà qui est bon dans la lecture. Se laisser surprendre.

 

 

Défi Goncourt2 : première partie

A l’annonce des premiers sélectionnés pour le prix Goncourt, deux femmes sur Twitter se sont lancés dans le défi de lire les ouvrages de cette liste, où se trouve donc le futur Goncourt. L’idée de lire des livres que je n’aurais sûrement jamais feuilleté m’a plu. J’aime aussi le côté défi sachant que l’on a le temps que l’on veut pour lire les ouvrages.

Avant de débuter le 8e ouvrage, l’envie de donner mon avis sur les premiers lus m’amène à écrire ces quelques lignes. L’ordre qui va suivre n’est pas un classement mais l’ordre dans lequel j’ai lu.

1/ Laetitia de Jablonka

résumé

J’ai choisi celui qui me paraissait le plus difficile à appréhender en rapport à mon histoire. Finement écrit, ce livre est à la fois narratif, sociologique et nous met face à ce 1/4 monde français. Plongée sociologique, chronologique sans espoir. Je n’en suis pas sortie indemne.

2/ Chanson Douce de  L Slimani

résumé

Récit court et efficace. Nerveux. Mais je n’aurai pas « monté » le livre ainsi. Le début gâche la fin à mon goût. Néanmoins, il reste bien une sensation tenace de malaise en refermant le livre.

3/ l’affaire Léon Sadorsky de R. Slocombe

résumé

En dépit d’une note d’auteur et d’éditeur se dédouanant des propos tenus dans le roman, j’ai été mal à l’aise à la lecture. C’est l’histoire assumé d’un salaud ordinaire en 1942 dans la police française. Je n’ai pas accroché au personnage, ni donc à ses aventures. Et la fin m’a glacée.

4/ La succéssion de JP Dubois

résumé

Sous un 4e de couv prometteur, j’attendais beaucoup de ce livre. Quelle déception. Des pistes lancées, abandonnées, histoire effleurée. C’est dommage, l’auteur a baissé les bras comme son personnage principal.

5/ Au commencement du 7e jour de L. Lang

résumé

3 livres en un. 3 tentatives d’emmener le lecteur dans des paysages, des atmosphères différentes. Le fil conducteur devient un fil blanc, celui qui lace les trucs mal ficelés. Le 3e livre ne sert à rien, tant le 2e (le plus abouti et réussi) nous donne les clés. Dommage….

6/ Le régne animal de JB Del Amo

résumé

Roman  âpre qui se mérite. L’auteur dans son souci du détail (qui m’a rappeler Zola et « la terre ») peut parfois écoeuré. J’ai beaucoup aimé ce livre. Bien qu’à certains moments, j’étais tentée de sauter les passages les plus durs. Néanmoins, il fait écho à des histoires que j’ai entendue et vue dans mon Berry natal…

7/ Possédées de F. Gros

résumé

Un peu de roman historique et je suis ravie. Bien écrit ce livre nous rappelle bien l’histoire des possédées de Loudun. Bonne description des machiavel du pouvoir de l’époque.

 

 

 

Printemps

A mesure que les jours s’allongent, mes angoisses prennent le même chemin.

J’arrive à un carrefour dans ma thérapie. Ce moment que Psy appelle « la reprogrammation de cerveau ». On a défini que j’avais subi un trouble de l’attachement enfant, on en a balisé les conséquences. Néfastes les conséquences bien-sûr. Je suis persuadée de ne pas mériter que l’on m’aime. Que je suis une chose insignifiante. (Oui une chose).

Une fois que tout cela est posé, tu crois que c’est fini? Et bien, non! On passe à la réfection du bitume. On retourne au point de départ, on choisit une figure sécurisante et stable (challenge!) et on refait le chemin. Après, à toi l’autoroute!

Sauf que…. Sauf que là, j’ai bien mon gravier, mon asphalte, la machine pour tasser, bref la parfaite panoplie pour repartir cheveux au vent.

Mais j’ai PEUR. Une peur abyssale. Car je vais être réparée. Je vais fonctionner différemment. Et j’ignore celle que je deviendrais.

Mes tactiques d’esquives, de dénis, d’auto destruction : pfuit du balai! Mais comment vais-je faire?

Je vois déjà les amorces du changement. Je commence à me respecter, donc je veux qu’on me respecte. Je commence à m’aimer donc je veux qu’on m’aime positivement. Plus de rabais. C’est un apprentissage quotidien de s’aimer.

Ce sont des problèmes de luxe. Je connais ma chance d’avoir le temps de me réparer et de bien faire les choses. Mais tu ne peux pas imaginer la force que ça demande. Se regarder dans une glace et se dire des choses gentilles. Se regarder dans une glace et se dire « plus jamais ». Le silence qui m’entoure facilite cette mise en perspective car rien ne me distrait de ce travail. Et crois moi, c’est souvent cruel. Et cette fâcheuse manie de me déprécier, me rendre inexistante et inaudible est bien tentante.

Je suis une femme du printemps. Quel beau pied de nez, ce challenge de la renaissance.

Petites violences quotidiennes

Le 24 Novembre est la journée de la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette année, dans un contexte très difficile, c’est passé plus inaperçu.

En même temps, mise à part une infographie qui te donne une masse de chiffres, un reportage de 2’30 qui te fout les boules et un téléfilm qui te fait pleurer, ça ne va pas plus loin. Toi, tu as tes problèmes, ton quotidien, tu passes vite à autre chose.

Violence physique, violence psychologique. Autant dévastateur, aussi pervers.

Accepter le premier coup. Etre éberluée. Se dire que ce n’est pas possible. Que ce n’est pas toi allongée, l’oreille qui siffle. Que ton cœur va exploser à battre si vite de peur.

Quand on est à l’extérieur, on se dit que forcément on réagit, on se défend. Alors oui il y a eu appel à la gendarmerie : audition, confrontation, sécurisation. Tout va très vite. Tu as honte, tu as peur, tu veux minimiser. Tu écoutes, mais tu ne veux pas admettre ce que tu entends. Parce qu’avant d’en arriver au coup de poing, il y a 9 mois d’injures au quotidien. Un bourreau sait trouver sa victime, reconnait ses failles, s’y immisce et là il te tient. J’entendais des injures qui ne me paraissaient pas si absurde. C’est vrai que j’étais grosse, ça devait être vraie que j’étais conne et oui en fait, je l’avais bien cherché puisque j’avais initié la relation. A ce moment là, on est complètement sous la coupe de l’être qui te veut du mal. Mais qui manie la tendresse. Ce travail de sape te laisse désarmée et t’amène à un degré supérieur de violence.

J’y suis retournée. Plus de coups physiques, mais des violences psychologiques quotidiennes. Injures, menaces, manipulation. Aller au travail la boule au ventre, s’angoisser quand le téléphone sonne, se cacher pour sortir avec ses amies. L’entourage essaie de te raisonner, mais ne voit pas souvent ce qu’il en est vraiment. T’as honte, tu le dis pas.

Puis un jour tu te dis que tu vas crever si tu restes. Tu pars en sautant dans l’inconnu. Tu perds tout ton entourage. Un vide immense s’installe. Tu as toujours tes réflexes de peur. Il faut de long mois pour que cela disparaisse. Plusieurs années pour les dommages psychologiques. Et toujours cette question obsédante : comment j’ai pu accepter ça. Ne pas pouvoir se le pardonner.

Puis on trouve le courage de vouloir se réparer. Certains reconstruisent une histoire saine, d’autres (moi) ont besoin de comprendre comment on en est arrivé là. Comment ne plus attirer de prédateurs.

Accepter, se pardonner, se reconstruire, avancer.

Le coup de la cravate

Tu sais, j’avais pris une habitude depuis un an. Celle de regarder le JT de Canal+ en clair avant le grand journal. Ca m’allait bien ce rendez-vous de 18h45 entre le thé bu à la va-vite et la promesse d’un bon bain.

Tu sais, c’est ce genre de JT d’environ 15 minutes, où au delà des phrases d’accroches pertinentes, tu as du fond. Où l’on te donne les infos essentielles d’une journée, mais qu’on oublie pas le reportage grand angle car on sait que tu as un cerveau. On pense même à faire un petit clin d’œil plus léger pour te faire avaler la misère du monde. Un JT clair, concis qui te permet de continuer ta soirée sans te mettre la rate au court bouillon ni en te prenant pour un mouton!

T’as vu je te décris le JT de rêve hein!

Alors t’imagines bien que ce « on » dont je parle ce sont des journalistes qui ont su trouver une synergie entre eux! D’ailleurs tu leur dit merci de ne pas te prendre pour le perdreau de l’année à coup de breaking vendeur ou d’invités aboyants.

Tu le sais, un journal télévisé est présenté! Tête de gondole, le/la présentatrice est scruté, détaillé, mais a son importance puisqu’il te transmet les infos choisies par une équipe. T’adhères plus ou moins, tu changes, puis tu tombes sur un déroulé qui te va, tu commence à lui faire confiance pour pouvoir dire le lendemain « oui je me suis tenu informé ». Dans le cas de mon JT c’est Victor Robert qui s’y colle. Le journaliste sérieux qui fait frémir les ménagères avec son costard bien coupé et sa cravate bien serré. Tu as besoin de repères visuels, là tu les a. (Si tu connais pas va faire un tour sur Google, tu comprendras). Moi j’aime bien qu’en plus d’être plutôt sympa à regarder, tu sens que c’est le type qui en a sous l’accélérateur. C’est chouette tu n’es toujours pas pris pour un  mouton.

Là, tu te dis excellent, elle nous a bien vendu son truc Adeline.

Sauf que… En résumé, Canal+ est tombé dans l’escarcelle de Vivendi (groupe Bolloré). La direction de l’information du groupe Canal + a changée. Perso ça ne m’a pas fait frémir une tache de rousseur! Je ne juge que sur pièce malgré quelques articles alarmants. Et puis c’était l’été, il faisait chaud tu te souviens?

Ben tu sais quoi? Pendant que je prenais des coups de soleil, les têtes pensantes qui devaient montrer de quoi elles étaient capables, ont réduit mon JT!!!! Adieu phrases d’accroches qui te faisaient saliver, adieu reportage de fond (ben oui il a fallu réduire quoi). Intégré au Grand Journal nouvelle formule qui prend ses marques sous le regard de la sphère médiatico médiatique (et qui hurle en meute), mon JT est amputé de 5 minutes! Bon j’ai toujours mon repère visuel Victor. Sauf que…. Les audiences n’étant pas celles voulues par la direction, on a l’idée de faire sauter la cravate de Victor! Quand je dis « on », tu imagines bien que ce sont pas les éclairagistes! Je te causais plus haut du sérieux du journaliste etc….

La formule ne prend pas? On a tronçonné mon JT? Pas grave la solution est dans le coup de la cravate…

Tu sais quoi JT chéri? Ben je vais te rester fidèle, parce que moi ta forme m’importe peu, c’est ton fond qui m’intéresse!